20 ans de sexe à la télévision…

Sex and the City

Sex and the City

Sex and the City est arrivée comme un raz-de-marée. La série, diffusée sur HBO, a jeté à la poubelle toutes nos idées reçues sur le célibat, le sexe et la mode. Quatre femmes, différentes mais également complémentaires parce qu’elles montraient une certaine perpective sur la possibilité d’être une femme indépendante dans une grande mégapole occidentale. Bien sûr, qu’elle a eu le succès que l’on connaît aujourd’hui et il est claire qu’elle est une référence pour beaucoup. Bien sûr qu’elle a créé un standard en terme de storytelling dont je suis l’une des premières bénéficiaires aujourd’hui, dans une certaine mesure, mais c’est plus fort que moi. Cette idée véhiculée dans la série est que peu importe avec qui tu baises, peu importe ta marque préférée d’escarpins ou encore ton cocktail de prédilection, tous ces éléments font partie d’une panoplie de choix que l’on ne peut pas révoquer parce que tu es libre, riche et surtout blanche. C’est intéressant de voir que la société n’est pas encore prête pour nous, car même après deux décennies elle a encore du mal à  nous considérer et à nous inclure en tant que femmes à part entière. Ce qui peut être un choix pour certaines est perçu comme une décadence pour d’autres. Sex and the City n’a pas fait avancer la cause féminine, elle l’a segmenté. Etre une femme célibataire, avoir plus de trente ans et surtout décider de ne pas être mère sont autant de droits accordés à une certaine frange de la société. Sex and the City est l’apologie de la femme blanche, riche, bien sapée et qui a accès à une certaine culture dans une grande mégapole occidentale. J’ai toujours déploré une société à deux vitesses et Sex and the City en est l’illustration depuis plus de 20 ans.