Saskia Diez, la cool joaillière munichoise, fait parler ses sons préférés

Pourquoi AWK Studio aime Saskia Diez ? La créatrice munichoise a une approche unique, rock et cool et cela se reflète dans son travail. Sans oublier qu’elle a choisi de rester fidèle à Munich alors que les loyers explosent, ça faut le faire et elle est en couple avec le designer industriel, Stefan Diez. Et le dernier fait mais pas des moindres, ses créations sont abordables ce qui les rendent d’autant plus cools. Saskia Diez a le don de faire aimer les bijoux à ceux qui n’en portent pas ou peu. Ses pièces intemporelles, minimalistes et extrêmement modernes en argent et or recyclés s’adaptent aux mouvements du corps sans se faire oublier. Fabriqués mains, ses créations sont irrévérencieuses et originales. La munichoise ose les combinaisons folles et propose des boucles d’oreilles en cuir doré et argenté, d’autres inspirés par les Kayapo, un peuple indien du Brésil, dans la collection Mighty, des créoles aériennes en perles, plus communément surnommés néo-créoles, des ear cuffs siglés amour et plein de bagues fines en or fin. Son style est unique. Avec une marque qui décolle, l’artiste et maman, met Munich sur la liste des endroits les plus cools d’Europe à visiter. Saskia propose une compilation des morceaux qu’elle écoute dans son atelier et, ailleurs. Quand on lui a demandé si elle pouvait nous faire une playlist, Saskia a répondu favorablement et a précisé :  » Quand j’aime un album, je peux l’écouter en boucle. C’est pour cette raison qu’il y a dans cette playlist trois morceaux du dernier album de St Vincent « . Une lettre d’amour pour tous ces artistes. Passionnant.

Crédits : Saskia Diez

1 – LOS AGELESS / St Vincent : J’ai rencontré Annie Clark, il y a deux ans, au Grand Palais à Paris, pendant le défilé Chanel. Elle était en compagnie de Cara Delevingne qui participait au show. J’avais une terrible envie de la voir en personne. Je lui ai demandé si je pouvais faire une photo avec elle, elle a accepté et je lui ai également dit que j’étais une grande fan de sa musique. Elle se tenait devant moi, elle est si petite. Si petite et si forte. Cette chanson est géniale. J’aime le rythme. Elle a une cadence plutôt rapide. Et, bien sûr, j’aime les paroles. 2 – HAPPY BIRTHDAY JOHNNY / St Vincent : Il y a beaucoup d’intimité dans celle-ci. Tellement de luttes et de chagrin. Tellement de beauté aussi, parce que ça semble assez réel. 3 – SMOKING SECTION / St Vincent : J’aime beaucoup celle-ci. Elle est un peu comme une sorte de dialogue interne avec mon côté obscur. J’apprécie les paroles de toutes ses chansons. Parfois, je me sens comme une mer intérieure, trop grande pour être un lac et trop petite pour être une attraction. Sombre et imposante. 4 – DOING IT TO DEATH / The Kills : Je suis partie voir The Kills durant leur Ash & Ice Tour en automne, l’année dernière. J’aimais déjà cette chanson, mais voir Allison Mosshart la chanter sur scène c’était encore mieux. L’ambiance était riche en émotions et, pas seulement du point de vue des paroles. Je me suis achetée le t-shirt du groupe avec dessus, le titre de cette chanson. Je ne suis généralement pas le genre de filles qui portent le t-shirt de son groupe préféré, mais celui-ci, je l’aime bien et je le porte souvent. 5 – HOW I THINK OF YOU / Malakoff Kowalski : C’est une chanson parfaite pour les gens amoureux. Quand j’ai découvert cet album, je la mettais assez souvent dans le studio et tout le monde a commencé à fredonner, surtout celle-ci. Tu ne peux pas ne pas la fredonner. Même mon petit garçon la fredonne. Une fois, je l’ai enregistré murmurer les paroles sans connaître un seul mot d’anglais, mais il aime ça et il me demande parfois s’il peut encore l’écouter. J’ai envoyé ce petit enregistrement à Malakoff Kowalski. 6 – GOLDBERG VARIATIONS, BWV 988 : ARIA / Johann Sebastian Bach, Igor Levit : Il y a plus d’une année, une personne à qui je tiens énormément m’a offert une place de concert d’Igor Levit comme cadeau d’anniversaire. Le concert avait lieu un dimanche matin, deux jours après mon anniversaire. Je venais de passer des moments assez compliqués et la beauté de la musique m’a émue aux larmes. Je m’y suis rendue seule. Je n’avais pas de mouchoir pour les essuyer et je n’ai pas osé demander à la dame assise à côté de moi, une actrice habillée en rose vif de la tête aux pieds, que je ne connaissais pas personnellement. Peu importe, cette musique est un parfait et agréable compagnon quand je travaille à l’atelier, un dimanche. 7 – CONDOLENCE / Benjamin Clementine : Une de mes personnes préférées, l’assistante de mon équipe, est allée voir Benjamin Clementine en concert. C’est une grande fan. Nous écoutons souvent sa musique quand nous travaillons sur la collection. C’est drôle comment on peut se sentir lier à une personne juste en écoutant la même musique. Vous pensez que vous ressentez exactement la même chose et peut-être que c’est le cas et peut-être que non. 8 – LE TEMPS DE L’AMOUR / Françoise Hardy : Cette chanson est dans une merveilleuse scène d’un de mes films favoris, Moonrise Kingdom. Ils mettent le disque et commencent à danser et à s’embrasser.  En grandissant, on comprend un peu mieux la musique et ce que signifie réellement le premier amour, toutes ces premières expériences. Le rythme change quand on danse dessus, on ressent immédiatement ce sentiment étrange même avec des gens que l’on connaît à peine. 9 – GIRL LOVES ME / David Bowie : Cet album a, pour moi, introduit 2017. Je l’ai écouté en boucle pendant des semaines et la synchronisation étrange avec la mort de David Bowie, l’a bien sûr lourdement chargé. Bien sûr que la mort est une chose naturelle, mais lui mourir alors qu’il a toujours été là d’une certaine manière, me paraissait impossible à concevoir. 10 – TRAVELING LIGHT / Leonard Cohen : Un autre album apparu brièvement avant la mort d’un artiste que j’adore. Sa musique m’a été présentée par une dame qui détenait un atelier dans lequel j’ai été formée au métier d’orfèvre après avoir fini mes études. Je me souviens très bien comment elle retenait ses larmes à chaque fois que quelqu’un mettait ce morceau. C’était une femme âgée, issue de la fameuse génération 68 et je pense que c’était parce qu’elle se sentait seule, qu’elle était angoissée à l’idée de rester seule et de ne plus pouvoir entendre quelqu’un lui dire ces mots.