Mum’s Handmade, thérapie câline

Mum’s Handmade

C’est le temps idéal pour se lover dans un tricot. Avec le froid qui fait, je privilégie tout ce qui est douillet. Christina et Andreas l’ont compris, cosy est le nouveau sexy. Mum’s Handmade a été créé en 2013 par le duo grec originaire de Thessalonique. C’est intéressant de montrer une autre facette de la Grèce. On a longtemps été martelé par sa crise dite monumentale, par les récits de cette jeunesse fuyant le pays pour aller chercher une vie ailleurs en Europe ou encore par les destins tragiques de migrants, eux aussi venus chercher une vie meilleure, dans les médias. En oubliant, qu’ils existent des initiatives heureuses et surtout, locales. Sans réelle publicité, les modeuses de la planète s’arrachent les tricots oversize de la griffe hellénique. Faits mains, avec amour par une horde de mamans grecques, c’est surement la définition du cosy qui semble la plus cohérente. Naturellement, Instagram a été pris d’assaut. Disponible en ligne, il vous faudra patienter, les belles choses prennent du temps. Christina, la co-fondatrice, a répondu à nos questions.

Qui est Mum’s Handmade ? Andreas et moi, Christina. Dans la vie comme dans les affaires, nous formons un couple. Nous avons 34 ans, tous les deux. Comment le concept est né ? Le concept nous est venu en observant nos mères. Andreas a pensé : « Tiens, nos mamans tricotent pour nous, pourquoi ne pas créer un e-shop et vendre ces superbes créations créées par nos mamans ? ». Nous avons pensé qu’il serait intéressant de développer un business autour de cette idée et depuis nous embauchons des mamans de toute la Grèce. Vos produits sont exclusivement créés par une horde de mamans de la Grèce entière, comment organisez-vous tout ça ? Nos produits sont 100 % faits mains. Des mères de toute la Grèce travaillent à domicile et elles nous envoient les tricots finis. Nous n’avons pas vraiment d’usine car, nous n’utilisons pas de machine à proprement dite. Nous sommes installés dans des locaux assez grands pour pouvoir y intégrer un studio photo, des bureaux, une zone d’emballage, un endroit où stocker les tricots et entreposer la laine, un espace destiné à l’apprentissage des modèles, un autre espace réservé à la couture et une salle de contrôle qualité. Je ne sais pas si nous pouvons considérer nos locaux comme une usine, mais pour nous, c’est simplement chez nous.

Pour Mum’s Handmade, « cosy » c’est forcément grand, chaud et mignon. C’est également une sensation, ce qu’on ressent quand on nous fait un câlin, dans un grand tricot douillet et une tasse de thé face à la cheminée.

Considérez-vous Mum’s Handmade comme une entreprise éthique ? Etait-ce le but de départ ? Je ne sais pas trop pour le côté commerce équitable. Ce que je peux te répondre, c’est que nous sommes fières d’attester que tous les tricots vendus par Mum’s Handmade sont fabriqués main en Grèce. En choisissant d’acheter un tricot original de Mum’s Handmade, vous permettez à nos tricoteurs locaux d’avoir un salaire décent afin de les soutenir, eux et leurs familles. La Grèce n’est pas considérée comme une pays froid, comment sont vos hivers ? La Grèce n’est pas connue comme un pays froid. En réalité, nous avons beaucoup de montagnes et nos hivers durent, en moyenne, de 3 à 4 mois donc ils nous arrivent d’avoir froid, qu’il neige et que les gens aillent faire du ski ou du snowboard. Avec Mum’s Handmade, nous ciblons une clientèle internationale. Quelle est votre définition de « cosy » ? Pour Mum’s Handmade, « cosy » c’est forcément grand, chaud et mignon. C’est également une sensation, ce qu’on ressent quand on nous fait un câlin, dans un grand tricot douillet et une tasse de thé face à la cheminée.

Google Home Mini, la démocratisation de la flemme ?

Google Home Mini

Google Home Mini est petit, rose et mignon. Il est partout et semble être le cadeau de noël par excellence. Son design passe facilement inaperçu et ajoute un élément de déco à un intérieur un peu fade. Pour faire court, le Google Home Mini est un assistant qui sait tout sur tout. Il informe sur la météo, le trafic routier, éteint les lumières, ferme les volets, cherche une série… Google vante ces fonctionnalités, en toute normalité, de cette petite enceinte intelligente afin d’éviter l’écueil Total Recall. A coup de films dans le genre, on s’imaginait que dans les années 2000, les voitures voleraient, que le cerveau humain serait aspiré par une machine et que nous serions tous des robots dénués de coeur. Tous ces objets dits intelligents se démocratisent et s’insèrent avec simplicité dans notre quotidien, pour le meilleur et pour le pire. Dans la forme, Google a compris que nous voulions des objets peu envahissants qui améliorent le quotidien mais est-ce que le Google Home Mini est utile et inoffensif ? Au-delà de l’esthétisme épuré et attrayant, je m’interroge sur son caractère intrusif, car il brasse une quantité énorme de données personnelles qui renseigne sur les habitudes et la vie intime des utilisateurs et ça, c’est flippant. Etant une fille des années 90, qui servait de télécommande vivante, qui attendait le 20 h de France 2 pour savoir comment se saper le lendemain, qui glissait un CD dans une chaine hi-fi et/ou qui lisait des livres pour se cultiver, le procédé semble tout de même étrange. Je pense réellement que la technologie doit avoir ces moments et, dans la limite du possible, il est préférable d’aller chercher l’information par soi-même. Bien entendu qu’il nous arrive tous d’avoir la flemme. La flemme d’éteindre les lumières quand on est au chaud dans son lit. La flemme de sortir son téléphone ou d’allumer son ordinateur pour chercher une chanson sur Spotify mais je crois qu’il est aussi intéressant que la génération suivante apprenne à ne pas tout savoir sur tout et surtout, s’efforcer à faire malgré la flemme.

Le mix de Perebisou

Adidas Original X Urban Outfitters

Difficile de ne pas remarquer son crâne rasé et son style garçon manqué, Perebisou est là, elle rit au milieu de son clan. Pour AWK Studio, elle a pris les choses en mains et propose un mix à son image. Une playlist pour le week-end. On trouve tout ce qui a marqué son adolescence et sa jeune vie d’adulte, de Coldplay en passant par TLC et de la bonne rumba congolaise en hommage à son père. Elle exprime, à travers la musique, sa joie de vivre, son amour pour les siens et son mood du moment. Pour en savoir plus sur Stencia Yambogaza alias Perebisou, je vous invite à lire son interview, Stencia Yambogaza / Rencontre avec une passionnée qui fait rimer danse et photographie. Membre charismatique de la House of YAMAMOTO, elle a participé au spot viral d’Adidas Originals x Urban Outfitters et est photographe de la série « Beautiful People : What Is Beauty ?« . La jeune fille de 23 ans explique les raisons qui l’ont poussé à faire ce choix : « Je ne cherche aucun lien dans les sons ci-dessus. En vrai, c’est juste l’occasion de chiller ensemble sur des sons qui font du bien à mes oreilles et qui me rappelle de bons souvenirs. Vualaaan ». Enjoy.

Je vais commencer la playlist en douceur avec…1 – SELF LOVE /Jaguar Wright : C’est un son qu’on devrait tous écouter au moins une fois par jour, juste histoire de se rappeler l’importance de l’amour-propre. Parce que c’est bon, et que ça fait du bien au corps et à l’esprit. Et aussi parce que la voix de Jaguar Wright est sublime ! Ensuite, petit changement de fréquence avec… 2 – VITA IMANA / Wenge Musica Maison Mère : En souvenir de mon enfance, et surtout en souvenir de mon père. Cette chanson, c’est ma base. On poursuit avec… 3 – THE PROUD FAMILY / Destiny’s Child : Nan mais qui se souvient du dessin animé « The Proud Family » qui passait au début des 00’s sur Disney Channel ?! En fait, rien que le générique, il te met en bombe, c’est trop ! Quand ils ont arrêté ce dessin animé, je me suis tellement sentie trahie (oui rien que ça). Ensuite, ensuite… 4 – SPACE COWBOY / Jamiroquai : LA BASE. Quand j’écoute les sons de Jamiroquai, je repense à mon enfance : Valence, le soleil, le centre-ville et les tour de manèges les week-ends, les balades à vélo dans les champs, les coquelicots et les glaces à la vanille, toute la ville dehors en l’été ’98… C’était doux. Jamiroquai, c’est tous les jours qu’il faut l’écouter. Sans exception. On continue hein… 5 – DEPORT THEM / Sean Paul : Smoothgang, je suis obligée. Ce son, c’est une grosse dédicace à mes potes, ils se reconnaitront. Et puis euh… 6 – ALWAYS LOVE / Nada Surf : L’adolescence, ma meilleure pote de l’époque Wendy, ma dégaine de grunge ratée. L’adolescence et les questions qu’on se pose toute la nuit (ah bon, j’étais la seule à faire ça ? Ah ok, bah déso), le malaise existentiel, le « personne ne me comprend »… Ahah, c’était cool. On reste dans la lancée… 7 – CLOCKS / Coldplay : Ce groupe, c’est toute mon adolescence. Ils m’ont permis de rêver, de m’évader, de déprimer parfois (eh ouais, tu connais l’adolescence), de me trouver. Coldplay c’est la BASE. Ça devient difficile de choisir… 8 – COME AWAY WITH ME / Norah Jones : La calme après la tempête. Je l’écoutais tous les soirs avant de dormir.  Vraiment, c’est pas simple… 9 – PLACE 54 / Hocus Pocus : J’ai écouté toutes leurs chansons. Toutes, sans exceptions, partout, et ceci pendant des années durant. Allez, on finit comme ça… 10 – NO SCRUBS / TLC : Parce que c’est le tout premier CD qu’on m’a offert. La base.

Le plaidoyer sans fin de Jay-Z

T Magazine – Henry Taylor

L’interview de Jay Z par le journaliste Dean Baquet est édifiante. La couverture est illustrée par l’artiste afro-américain, Henry Taylor. Dans cette longue entrevue pour le T Magazine du New York Times, la conversation tourne autour de nombreux thèmes tels que le racisme, l’affaire O.J Simpson, la musique, sa relation fraternelle compliquée avec Kanye West, ses enfants et ses diverses infidélités. Petit afro, t-shirt blanc, jean cartonné et blanches baskets, l’artiste et businessman semble à l’aise. Entendre l’un des mecs les plus riches du hip-hop, qui vit la plupart du temps sur un yacht au large de la côte italienne, exprimer ses faiblesses et faire son mea-culpa, c’est intéressant. Généralement plutôt discret, sûrement parce qu’il sait que sa voix est hilarante, il joue le jeu et défend, avant la cérémonie des Grammy’s où il est nommé dans la catégorie « Album de l’Année », son projet le plus personnel de sa carrière, 4:44. Pourquoi les médias sont-ils fascinés par la vulnérabilité du rappeur originaire de Brooklyn et de son couple ? Durant l’entretien, il expose les raisons qui l’ont poussées à être infidèle et annonce, par le plus grand des hasards, un album en collaboration avec sa femme, Beyoncé. Difficile de ne pas le ressentir comme une opération séduction, un repentir qui ne nous concerne pas. Le public est friand d’histoires intimes et une sorte de commerce se profile derrière tout ça. En tant que femme, bien sûr que je trouve que c’est moche. Son attitude envers son épouse, la fameuse Beyoncé, a été nulle. Elle a choisi de lui pardonner, de faire un album confessional écrit avec l’aide d’une cinquantaine de personnes, une tournée mondiale et de lui faire deux enfants. L’histoire devrait être close, nan ? Le couple, autrefois opaque, semble avoir changé de stratégie, celle de nous faire croire qu’ils sont comme nous, qu’ils nous comprennent et qu’au fond, nous avons tous les mêmes problèmes, riches comme pauvres, beaux comme moins beaux ou encore noirs comme blancs. L’incident de l’ascenseur avec Solange, qui a eu lieu en 2014, n’était pas censé être public. Jay Z a trompé Beyoncé, pas toi et ni moi, mais j’ai le sentiment qu’ils vont surfer sur cette histoire encore un long moment.