Le rêve africain selon Sarah Diouf

Sarah Diouf est la personnification de l’entrepreneure par excellence et une militante invétérée du rêve africain. Je suis tombée sur son vlog par pur hasard. Sa vie me fait rougir de jalousie. On a juste l’impression qu’elle ne dort jamais et surtout qu’à côté, elle nous fait passer pour des petites joueuses. Sarah fait 10 000 choses à la fois et le fait bien. Je suis personnellement fan de la qualité des visuels de son magazine Noir, de sa marque Tongoro , de tout ce qui tourne autour d’Ifren Media et de sa vie publique, du moins ce qu’elle nous laisse voir.

Sarah Diouf

Dans ces petits morceaux du quotidien, Sarah nous fait part de ses frustrations, des réels challenges que représentent l’entreprenariat au Sénégal et surtout sur sa résilience à faire de Tongoro, un Asos made in Africa. On a pu apercevoir son fameux it-bag, le Mburu bag (il m’en faut un !), dans Insecure ou encore, la polémique autour du vol dudit sac par le label de haute couture française, Yves Saint Laurent. Les vidéos sont joliment réalisées, tout en restant fidèle à son esthétique. Je suppose, d’ailleurs, que nous ne voyons que les prémices du rêve qu’elle a en tête. Je suis admirative de son travail fourni, de sa vision classe, épurée et très parisienne en fin de compte.

L’image est primordiale, et « vendre l’Afrique », consiste avant tout à véhiculer une image moderne, séduisante et esthétique d’un continent que l’on a longtemps dévalué.

Je crois que Sarah a compris une chose qui n’échappe à personne, l’image est primordiale, et « vendre l’Afrique », comme j’aime le dire, consiste avant tout à véhiculer une image moderne, séduisante et esthétique d’un continent que l’on a longtemps dévalué à coups de grandes affiches sur les guerres, la famine et la pauvreté… Et, je lui suis reconnaissante sur cela. J’ai eu l’occasion de l’interviewer pour mon premier papier pour le Monde Afrique, « L’Afro-muppie, une working girl hyper-connectée« . Son discours n’a pas changé, pas d’un chouia.

Je vous avouerais que j’ai longtemps été sceptique. Comment peut-on tout mener de front ? Le rêve africain existe-t-il vraiment ? Je sais que cette question peut paraître naïve ou encore, négative mais c’est exactement ce que j’en ai pensé en voyant tout ça. Sarah est indéniablement une It Girl, et non pas dans le sens hyper restrictif de ce que cela représente. Elle est consciente de l’ère dans laquelle nous vivons et met à profit tout ce qu’elle peut lui procurer au service de son business. Et, c’est du génie. Sarah est par ce biais le produit d’une jeunesse issue de la diaspora décomplexée, ouvert sur le monde et une ambassadrice de charme pour le Sénégal.